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Construction d'un P51D à partir de rien (plein de bonnes astuces)

 
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rapatel35
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MessagePosté le: Mer 18 Juil - 08:55 (2018)    Sujet du message: Construction d'un P51D à partir de rien (plein de bonnes astuces) Répondre en citant

Présentation d'une construction d'un P51D, tiré de http://wildcat-f4f.over-blog.com/mustang.html
Merci à son auteur pour ce post très détaillé De plus il est sur Rennes Okay


Mustang P51D en Dépron
Publié par Chris
Catégories : #Mustang


Prélude :
Depuis un bon moment j’envisageais de compléter mon hangar avec un Mustang P51 D.
L’objectif, en fabriquant cet avion, était :
  • de réaliser un engin au plus faible coût possible et facile à construire = Dépron ou EPP
  • d’utiliser le matériel dont je dispose sans devoir réinvestir = moteur D 2836 + LiPo 3S
  • de pouvoir le ranger et le transporter facilement = aile démontable
  • qu’il soit résistant malgré le choix du matériau de base = entoilage papier Kraft
  • qu’il soit soigné au niveau de la finition = se rapprocher d’un aspect « maquette »
  • tant qu’à faire, qu’il vole = :-)




Un peu d'histoire :
Considéré comme l’un des meilleurs chasseurs de la Seconde Guerre Mondiale, l’histoire du P-51 commence en 1940 lors de la bataille d’Angleterre quand les anglais font appel aux Etats-Unis. L’appareil pris l’air le 26 octobre 1940 après avoir rencontré des problèmes à la mise au point du moteur Allison de 1100 ch qui sera par la suite remplacé par l’excellent moteur Rolls Royce Merlin.
A basse altitude, la première version du Mustang affichait de remarquables performances mais celles-ci faiblissaient à haute altitude. De ce fait, l’avion était mal adapté aux missions d’interception et fut donc utilisé pour les reconnaissances et attaques au sol.
La plus réussie des versions du Mustang est la D, équipé d’une verrière en « goutte d’eau » qui optimise la vision, un arrière de fuselage modifié et d’une très bonne autonomie.
(Source http://www.avionslegendaires.net/ )


Le Plan :
Le seul plan qui m’ai convenu à travers mes différentes recherches sur le net est celui de XXL 66 trouvé sur RC Group, un petit modèle de 80 cm d’envergure, très futé à construire, très costaud et volant à la perfection.
Par contre, pour un modèle de la taille de celui que j’envisageais, même si j’ai été tenté, le principe m’a semblé trop vorace en matière première.
J’ai donc décidé de créer mon propre plan…




Caractéristique du modèle : l’aile
L’aile du Mustang, avec 5° de dièdre, est un profil laminaire type NACA  45-100 qui ne m’a pas semblé si simple que ça à réaliser avec un coffrage en dépron et une garantie de résultat sans risque de vrillage à la construction, d’autant plus que j’envisageais un entoilage au papier Kraft.



Je lui ai préféré un profil type Clark Y, plus classique et surtout plus simple à construire, avec la possibilité de mettre du poids sur l’aile pendant le séchage du coffrage, d'autant plus que j’envisageais un entoilage au papier Kraft.




Pour les dimensions de l’aile, j’ai opté pour des cotes en arrondissant celles mesurées à partir de vues 3D et de photos de Mustangs. Toujours dans un soucis de simplification, notamment au niveau des nervures, j’ai choisi de réaliser l’aile en 1 seul trapèze que je viendrai compléter d’un triangle en Dépron « massif » réalisé à partir de feuilles contrecollées.




Atterrissant sur un terrain en herbes ne permettant pas les petites roues, je n’envisage pas de lui mettre un train d’atterrissage. Par contre, tout sera prévu soit pour un train fixe, soit pour un train rentrant.




Le fuselage :
A bien regarder les photos des Mustangs P51 et en stylisant un peu leurs formes, la base ressemble fortement à une caisse, aux cotés plats, arrondie sur le dessus et le dessous. Facile à faire…




Toujours en mesurant les proportions à partir de photos, le fuselage fera 80 cm de long, dérive comprise, 7.5 cm au plus large, 5 cm à l’avant (parce que j’ai en stock un cône d’hélice jaune de 48mm).
Pour pouvoir insérer une roulette à l’arrière du fuselage et assurer la résistance de la queue de l’appareil, tout l’arrière sera réalisé à l’aide d’un bloc de Dépron aux feuilles contrecollées.






Pour finir de déterminer les dernières dimensions à donner à l’avion, quelques coups de Kutch plus tard, j’ai été en mesure de remplir l’un des tableaux de Predim RC de Franck Aguerre afin de trouver le Centre de Gravité de l’avion, soit à 94.1mm mesurés à partir du bord d’attaque et à l’emplanture de l’aile. Cette cote va m’aider à positionner les longerons en bois dur de 5x5 que je prévoie au niveau des couples pour renforcer la rigidité de l’aile.






Les plans
Concernant les plans : Mise en garde !
Ne disposant pas de logiciel de dessin, les plans joints ne sont que des synoptiques. Avec les erreurs d’échelle que l’on constate à l’impression, il est probable que vous aurez des écarts entre les dimensions que j’indique et ce que vous obtiendrez sur le papier.
Plusieurs pièces ne sont pas dessinée quand il est préférable d’en prendre les dimensions directement sur l‘avion ou qu’il est plus simple de les réaliser à la demande…






Le matériel : cout moyen 25 €
  • 1 demi-planche de Dépron en 6 mm
  • 1 demi-planche de Dépron en 3 mm
  • 3 à 4 longerons en bois dur de 5x5
  • 1 bout de CTP de 3mm de 20 x 15 cm
  • 1 chute de CTP de 5 mm
  • 1 rouleau de papier Kraft
  • 1 tige de corde à piano de 1,5 mm
  • Accessoires divers (guignols, cône d’hélice et autres)
  • Des restes de vitrificateur à parquet (faire le tour des copains…)
  • De la peinture acrylique en tube
  • + 2 ou 3 petites choses que nous découvrirons au fur et à mesure : du talc, du nettoyant pour sol…


L’électronique : coût moyen 40 €
  • 4 servos de 9 grammes
  • 1 moteur brushless type Turnigy D2836, de 336W
  • 1 contrôleur 20 A
  • Hélice 11x4.7 bipales (pour version sans train d’atterrissage) ou quadripales


'outillage de base :
Fabriquer un avion en Dépron est assez facile avec un outillage rudimentaire : un cutter, un réglet plat, un réglet en « L », une équerre, un mètre ruban, de l’adhésif en rouleau, des aiguilles de couturière, des épingles à linges.
Sauf à casser un bout de lame presque à chaque coupe, une bonne solution est d'utiliser une pierre à affuter (3 ou 4 € chez Casto-truc ou Leroy-machin) qui vous garantira un tranchant incomparable, tout en conservant la même lame très longtemps.




Pour les colles, j’ai abandonné la Cyanoacrylate + accélérateur de prise, vendue très cher et qui durcit le collage jusqu’à le rendre cassant et souvent jaunâtre.
Je lui préfère la colle à bois classique, plus longue à sécher (même en version « express »), mais qui reste souple et transparente et permet de repositionner tranquillement les pièces à assembler. Compter environ 7 € les 250gr.
Pour réparer, ou quand j’ai besoin de combler un vide ou m’assurer d’un collage très résistant, la colle PU (polyuréthane) expansive est
parfaite. Choisir le plus petit biberon possible (6,50 € les 200 gr) car c’est une colle qui sèche vite dans son pot dès qu’il est ouvert.
Pour finir, et parce que parfois il est utile de réaliser un collage instantanée, la colle UHU POR, elle aussi vendue dans les 6.50 €, reste souple et transparente après séchage. Autre colle intéressante à utiliser mais difficile à trouver et assez chère, la colle universelle TESA, vendue environ 6 € les 100 gr, mais qui permet tous types de collage, y compris les collages « contact ». Certains en sont des inconditionnels…
A noter que ces mêmes colles sont utilisables avec l‘EPP et le balsa.




La fabrication : Le Fuselage
1.1L’âme centrale
Elle est réalisée en Dépron de 6 mm. C’est autour de cette âme que s’articulera le reste de la construction.




1.2 Les couples
Ils sont réalisés en contreplaqué (CTP) de 3 mm qualité ordinaire, acheté à pas cher dans un magasin de bricolage. C’est nettement moins bien que le CTP aviation, réalisé à base de bouleau en 6 plis comparativement au CTP ordinaire en peuplier à 3 plis, mais la différence de prix est conséquente.
J’ai souhaité utiliser du CTP pour rigidifier les couples en Dépron qui se déforment définitivement à la moindre contrainte. Par contre les couples en Dépron de 6 mm me permettent d’augmenter la surface de contact avec les côtés du fuselage.
Notez les encoches au sommet du couple




L’âme centrale est entaillée pour recevoir les couples. Ainsi ils seront plus faciles à positionner et à maintenir pendant le collage.
Pour le moment je n’ai prévu que 3 couples, mais au final j’en rajouterai un supplémentaire au milieu, de 65 x 40mm, évidé.




Le premier côté est collé à l’âme. Les couples assurent l’équerrage mais ne vous dispensent pas d’un petit contrôle avec votre équerre préférée. Le collage est maintenu par du ruban adhésif.
A noter : même avec de la colle à bois à prise rapide, il faut compter plusieurs heures pour obtenir un collage définitif et qui de toute façon ne sera jamais très solide. Ce n’est pas bien grave pour un modèle entoilé, mais si vous décidiez de le laisser brut de Dépron, il faudra préférer un collage à la UHU Por.






Une fois le premier côté bien sec, assemblez le second, toujours en vous assurant que l’équerrage de la « caisse » est respecté. Rien de pire qu’un fuselage qui part en parallélogramme à cause d’un mauvais serrage au moment du collage !
1.3 La queue est ensuite assemblée sur le principe du schéma aperçu plus avant à l’aide de 7 morceaux de Dépron. Attention, avec la colle à bois, que lors de la mise sous presse les morceaux de Dépron ne glissent pas. Je vous recommande de les maintenir avec du raban adhésif de poser du poids dessus le plus délicatement possible. Un petit coup d’œil tout autour de l’assemblage avant de le laisser sécher est une bonne précaution.




Pendant que ce petit monde sèche tranquillement, vous pouvez préparer le support des servos sur le même principe que les couples. Outre qu’il participera à la rigidification de la cellule, le CTP permettra d’y visser les servos.





Une fois bien sèche, la queue sera assemblée à la « caisse » à la colle à bois.

Remarquez les découpes faites dans l’âme centrale.
C’est dans l’idée d’alléger le modèle et de permettre la mise en place de la LiPo que j’envisage de faire passer par le dessus du fuselage. En fait, en terme de poids, c’est plutôt négligeable, jugez en plutôt…




Encore une fois, il va falloir attendre que l’ensemble sèche.
Ça va être l’occasion de préparer les pièces de l’empennage (dérive, gouvernail, stabilisateur, profondeur).
Pour faire joli, j’ai profilé gouvernail et profondeur. Afin obtenir un résultat très propre, j’applique une bande de ruban adhésif en limite de la zone qui ne devra pas être profilée. A l’aide d’un morceau de Corde à Piano de 3mm, je crée une cale d’épaisseur qui servira de guide à la cale à poncer. Une face, puis l’autre.



Remarquez l’avant du gouvernail qui a été biseauté pour en permettre le débattement

Même motif, même punition pour la profondeur dont les 2 morceaux seront réunis par une baguette en bois dur de 5x5. Les bords d’attaque du stabilisateur seront arrondis



Le stabilisateur et le gouvernail de profondeur

Mais revenons à notre fuselage dont je vous propose de préparer la partie supérieure avant, qui va être réalisée à partir de 4 feuilles de Dépron contrecollées. Toujours par soucis de légèreté, les 3 premiers morceaux seront évidés pour un gain qui n’excédera pas 3 gr au final.
Une fois sèche, cette partie sera poncée en respectant le profil recherché et collée sur l’âme centrale




A noter qu’à ce stade, je ne m’étais pas occupé de l’aspect du tableau de bord. Avant d’attaquer le profilage de cette pièce, une petite modification du plan s’imposera afin de créer un trapèze si vous souhaitez respecter le cockpit du Mustang.




La partie supérieure arrière sera réalisée sur le même principe à l’aide d’un morceau de Dépron de 30.5cm, évidé, 1 morceau de 27cm et le dernier de 17cm. Remarquez l’évidemment pratiqué dans l’âme centrale.






L’une des caractéristiques du Mustang est son entrée d’air située en dessous du cône d’hélice.
Le façonnage de la partie inférieure avant sera réalisé à l’aide de 4 morceaux de Dépron dans lequel une entrée d’air sera pratiquée et servira à ventiler l’intérieur du fuselage en contribuant à refroidir l’électronique, notamment le contrôleur qui sera situé juste au dessus de l’arrivée d’air.






Afin d’arrondir le plus possible l’avant du fuselage, 2 petites poutres 12x6 en Dépron vont être rajoutées.



Vous remarquerez le trou dans le couple avant, prévu pour laisser passer les 3 câbles du moteur.



La même chose sera réalisée sur la seconde partie du fuselage, puis l’arrière, au niveau de la queue sera fermé par du Dépron de 3mm, épaisseur qui devrait être largement suffisante à cet endroit.
Avant de fermer définitivement le fond du fuselage en Dépron de 6 mm (cette partie du fuselage viendra en contact avec le sol lors des atterrissages sur le ventre), 2 tubes en plastique d’environ 2mm de diamètre intérieur sont mis en place dans le fuselage pour guider les commandes de gouvernail et de profondeur.






Pour finir, l’entrée d’air du radiateur d’huile se trouvant sous l’aile du Mustang est mise en place (et flute ! je me suis trompé de sens, elle est à l’envers !) et la petite pièce qui va bien pour caller le stabilisateur.




Une petite encoche, qu’il faudra reproduire également sur la dérive, permettra la rotation de la profondeur.
Remarquez l’arrivée de la commande de tringlerie située à 5.5 cm de l’extrémité de la queue pour la profondeur et à 3.5 cm, de l’autre côté, pour la direction. Le percement dans la queue a été réalisé avec une CAP de 1mm légèrement chauffée à la flamme et qui est rentrée comme dans du beurre dans le Dépron. Pensez à porter des gants…




La fabrication : L’aile
Les nervures
L’ensemble des nervures sont à tailler dans du Dépron de 6mm. les 4 nervures devant supporter le train d’atterrissage seront doublées avec du CTP de 3mm. Notez les taches rouges sur la nervure du bas. Et oui ! C’est bien ce à quoi ça ressemble ! Même quand on croit faire suffisamment attention, on n’est jamais à l’abri d’un dérapage de cutter…




Une fois les nervures découpées, faites un assemblage à blanc pour vous assurer qu’elles sont toutes parfaitement alignées, aussi bien coté bord d’attaque, que bord de fuite, ou en hauteur. Au besoin, déplacer les légèrement.



Vous remarquerez qu’en général je laisse les extrémités dépasser. Plus facile de couper après… que de rallonger :-)

Commencez par coller le longeron inférieur sur la plaque de dépron de 3 mm. Une fois sec, attaquez par la nervure n°1 en lui donnant un angle de 5° grâce à 2 petites cales en Dépron que vous aurez taillées pour l’occasion.
Toutes les autres seront mises en place à l’équerre dans les 2 plans (vertical et horizontal).
Seule la partie arrière sera à coller à ce stade





La partie avant sera collée dans un second temps, une fois l'arrière bien sec.


La plaque de Dépron sera ajustée à la longueur des nervures + 5mm en taillant le bord en biais à 30°

Le longeron supérieur va maintenant venir en place, puis la bande de dépron de 6mm (en rouge), taillée en biseau, qui viendra à l’extrémité des nervures et sur laquelle les coffrages en Dépron de 3 mm (en vert) viendront se coller.




Avant de refermer l’aile, préparez les contre-clés dans du CTP de 3 mm qui viendront de part et d’autre des longerons pour bloquer la clé d’aile. Dans la foulée mettez en place les servos d’ailerons au niveau de la nervure n°6. Je n’ai pas prévu de flaps, mais si vous en voulez, c’est le moment ou jamais de prévoir les servos pour les aéro-freins. Les nervures n°1 et 2 seront évidées entre les longerons





Une fois les contre-clés collées, taillez la clé d’aile dans du CTP de 5mm de façon qu’elle forme un angle de 5° sur chacun de ses cotés.




La demi-aile va pouvoir être coffrée en Dépron de 3mm. L’opération va se faire en 2 temps. La partie avant, du bord d’attaque au longeron, va être collée en premier à la UHU Por pour garantir un collage qui ne bougera pas et maintenu avec du ruban adhésif. Le reste de l’aile pourra ensuite être collé à la colle à bois est mis sous presse.




Le saumon, composé de plusieurs morceaux de Dépron 6mm, est collé à l’extrémité de la demi-aile.
Une bande de dépron de 6 mm vient compléter le bord d’attaque. C’est elle qui sera profilée pour donner sa forme à l’avant de l’aile.
Pour terminer la demi-aile, poncez le bord d’attaque, bord de fuite et saumon avec une cale à poncer, pour obtenir un résultat régulier. et un papier de verre grain moyen (180).





Dernière touche avant l’entoilage, il va falloir reboucher les trous et autres accrocs qu’a subie l’aile pendant sa fabrication.
Un mélange de Klir, un nettoyant pour sol ayant les caractéristiques d’un vernis acrylique, et de talc officinal va permettre de préparer un enduit léger et très facile à poncer.






L’entoilage au papier Kraft a ses adeptes et ses détracteurs.
Dans ses inconvénients vient en premier un surpoids (+15% pour un avion comme celui-ci), le risque de vrillage lors du séchage (le papier peut se tendre très fort…) et tous les avatars d’un revêtement (plis, bulles, parties mal collées etc…)
Avec un peu de technique et de méthode, le résultat peut être très intéressant : une grande solidité des parties entoilées, la possibilité d’appliquer des peintures que le Dépron ne supporte habituellement pas et d’obtenir une très belle finition.
Le matériel est le même que pour du papier peint. La technique aussi d’ailleurs…
  • Il vous faudra à minima : une nappe cirée pour protéger la table car vous encollerez directement dessus. J’ai pris celle de la table de jardin que je n’ai jamais aimée. Evidemment ça n’a pas été du goût de tout le monde… Avec un peu de chance, il va lui arriver des trucs à cette nappe…
  • De la colle à bois à pas cher. La marque Cléopâtre, que l’on trouve dans les magasins de travaux manuels, est très bien.
  • De la colle à papier peint qui viendra de 30 à 40% dans le mélange pour lui donner un peu de fluidité et de « moelleux ».
  • Une paire de ciseaux d’excellente qualité et dédiée exclusivement à la coupe du papier mouillé. A la maison, tout le monde est au courant : interdit d’utiliser, toucher ou même regarder cette paire de ciseaux ! On n’y pense même pas !
  • Un cutter parfaitement affuté. Comme pour le Dépron, il s’utilise en étant le plus parallèle possible au papier. Dans le cas contraire, déchirures assurées…
  • 2 pinceaux plats, un petit pour les angles et un plus large.
  • 1 bol pour l’eau qui permettra de laver la table après chaque encollage, 1 autre pour y préparer la colle (ou un pot de confiture si vous souhaitez conserver ce que vous auriez préparé en trop).
  • Très important : 1 éponge
  • Des bandes de papier Kraft prédécoupées d’environ 5 cm de large.




Au sujet du papier Kraft, il existe le papier brun classique, que tout le monde connaît, mais également des papiers de couleurs qui pourraient permettre de ne même pas envisager l’application de peintures. Le rouleau coûte 2 €.
On le trouve dans des grammages allant de 40 à 180 gr/m² et dans 2 qualités, suivant les fournisseurs : soit en tramé (photo ci-dessous) soit en lisse. Pour ma part, je fuis le lisse qui se « décompose » sous l’effet de l’eau contenue dans la colle, se pose très mal, « travaille » beaucoup… Berck, berck, berck….
Concernant l’entoilage, il y a certainement plein de techniques différentes. Celle que je vous propose est celle qui me plait et dont je connais les résultats. En aucun cas il ne s’agit d’un dogme, simplement d’une méthode parmi d’autres…
Pour les ailes, dérives, stabilisateurs etc… je travaille en 2 temps : un entoilage par bandes de 3 à 5 cm de tous les contours. Une fois le papier sec, je passe aux parties plates (les aplats).
L‘intérêt que je vois dans cette technique est qu’elle permet de travailler avec des bandes entières, sans découpe de languettes, sans risque de vrillage et avec un minimum de risque de déformation du support.
Pour les autres pièces, je trace la forme à couvrir et je découpe le papier avec + 2cm tout autour. Si la zone à couvrir comprend des courbes, celles-ci seront traitées à l’aide de petites languettes entaillées dans le surplus de papier. Certains réalisent ces languettes en déchirant le papier, considérants le recouvrement comme moins visible. Pour ma part, je préfère les tailler aux ciseaux



Entoilage des contours

Les lignes qui suivent s’adressent à des personnes qui n’ont jamais posé de papier peint ou réalisé d’entoilage au papier.
  1. Prédécouper toutes les différentes pièces de Kraft dont vous aurez besoin en prévoyant 2 cm de rab tout autour.
  2. Le mélange de colle à bois, de colle à papier peint (30 à 40%) et d’eau, doit vous donner un résultat fluide, légèrement visqueux, sans être ni liquide, ni pâteux.
  3. Encoller la totalité de la pièce généreusement, sans avoir peur de déborder (d’où la nappe cirée…)
  4. Très important, rabattre la pièce de papier sur elle-même pour lui permettre de détremper. C’est une question de réussite. Vous zappez cette étape et obligatoirement vous aurez des problèmes. Le papier va absorber l’eau contenue dans la colle et s’allonger d’environ 1cm/m. Si vous le posez trop rapidement, la fin du détrempage va se faire après la pose et vous aurez de fait des plis qui apparaîtront partout, ou des zones sur lesquelles le papier ne sera plus au contact du Dépron.




Vous vous rappelez du sketch de Fernand Raynaud ? Et bien pour le temps de détrempage du papier , c’est comme pour le refroidissement du canon, il prendra un certain temps. En fonction de votre papier, de votre colle, de la quantité que vous en avez mise, de la température etc… il faudra compter de 3 à 5minutes. C’est à la couleur du papier que vous constaterez s’il a bien bu (il devient légérement transparent) et à la facilité de déplier la pièce de papier que vous pourrez juger s’il est prêt.
  1. Pendant que le papier détrempe, pensez donc à nettoyer la nappe. Pas à cause des conséquences matrimoniales, mais pour éviter de tout saloper avec la colle dont vous avez beurré la nappe…
  2. Posez le papier sur le support SANS le tirer, le tendre ou le travailler d’aucune façon. On le pose délicatement. Point ! En partant du centre de la pièce, TRES DOUCEMENT, et à l’aide du pinceau large imbibé de colle, on applique le papier sur le support. Normalement vous ne devez pas avoir de bulle. Si c’est le cas, décollez la pièce jusqu’à la bulle, mais ne cherchez pas à la chasser en « tirant » sur votre pinceau. Le papier ayant été détrempé, en séchant il cherchera à retrouver sa position initiale et bonjour le vrillage…






Pour traiter les angles, particulièrement quand vous avez des arrondis, entaillez des languettes qui seront d’autant plus étroites que l’arrondi sera important. Rabattez les languettes les unes après les autres et par contre cette fois ci, tirez bien sur votre pinceau pour chasser les plis, et n’hésitez pas à rajouter de la colle si nécessaire. Lisser les entailles avec le doigt pour bien écraser les languettes et supprimer les excédents de colle




N’ayez pas trop peur des surépaisseurs de papier.
Même s’il ne faut pas exagérer, elles s’atténueront partiellement au séchage. Un ponçage léger et une finition à l’enduit permettra de finir de les « gommer ».
Dernier point, le papier ne séchera pas s’il n’est pas au contact de l’air. Suspendez vos pièces, posez les sur des cales ou utilisez des aiguilles comme ci-dessous…








Ici, la technique est un peu différente. Plutôt que d’entoiler les contours séparément du reste, j’ai traité dans une même opération l’aplat et les bords.
Il restera ensuite à tailler une forme correspondant à l’envers de la pièce, d’en réduire les dimensions de 3mm au pourtour (pour tenir compte de l’allongement du papier) et de la coller en place.
Il est préférable que ce genre de pièce soit légèrement en retrait du bord pour éviter qu’avec le frottement elle ne réussisse à se décoller.
Par contre, pour la dérive et la profondeur, j’ai procédé comme pour l’aile, en traitant les contours.




des entailles seront réalisées au niveau de l'arrondi

Pendant le séchage, il peut arriver que les pièces moins épaisses, comme le stabilisateur, se déforme un peu dans le sens longitudinal. Très délicatement, pour ne pas décoller le Kraft, redressez-le à la main.
Presque complétement sèche, mettez la pièce sous presse pour garantir sa planéité. La même opération sera probablement à faire lors du traitement des aplats.




La fabrication : L’aile – La réunification
1ère étape : terminer le profil de l’aile
L’un des marqueurs caractéristiques de l’aile du Mustang P51 est sa forme. Celle-ci va lui être complétée à l’aide de 5 morceaux de Dépron de 6 mm contrecollés.





La largeur totale laissée entre ces 2 pièces rapportées va être de 74 mm ce qui correspond à la largeur de mon fuselage (dimensions à adapter en fonction de votre appareil). A ces 74 mm je vais rajouter 2x3mm.
En effet, cet élément rapporté risque d’être assez fragile, notamment lors du transport ou de l’assemblage de l’aile avec le fuselage. Pour le renforcer, j’ai prévu 2 petits éléments en CTP de 3mm de chaque côté.




Il est temps de réunir les 2 demi-ailes. La clé d’aile bien beurrée de colle (j’ai utilisé de la PU expansive), l’aile est assemblée. Une pièce en CTP de 5mm, aux angles identiques à ceux de la clé d’aile, va venir renforcer l’avant de l’aile est surtout permettre d’y loger solidement un tourillon de 6 mm de diamètre.
La jonction des deux demi-ailes sera ensuite renforcée à l’aide de bandes de papier Kraft.





2ème étape : Créer les ailerons
Si vous avez prévu des flaps, ils seront à réaliser comme les ailerons.
Entre les saumons aux extrémités des ailes et la nervure n°6, taillez une bande dans l’aile de 3 cm de large.




Enfoncez ensuite 3 épingles dans l’aileron qui vont servir à guider et maintenir la règle pendant que vous recouperez une bande en bais (angle d’environ 30°) de 5 mm de large afin d’assurer un jeu fonctionnel de 2 mm et venir fermer l’aileron par une bande de Dépron de 3 mm.





Coté aile, des morceaux de dépron en 6mm viendront se loger entre les nervures à la façon d’entretoises

Un passage par la belle nappe cirée permettra d’entoiler les ailerons et les évidements de l’aile grâce à des bandes de papier Kraft.




La fabrication : Le fuselage et l’aile
A l’aide d’une feuille de papier posée sur le dessus de l’aile au niveau de la future emplanture, vous allez tracer la forme exacte de l’aile en vous aidant d’une petite cale encochée pour y bloquer la mine de votre crayon. Découpez votre feuille de papier et vérifiez bien que le tracé coïncide parfaitement à l’aile. Rectifiez au besoin. Vous utiliserez ce gabarit pour tracer la position de l’aile sur le fuselage.




Faite de même de l’autre côté de l’aile, il n’est pas absolument certain qu’il soit 100% identique.
Reportez ce tracé sur le fuselage et vérifiez bien que le bord de fuite est en avant d’au moins 8 mm du couple en CTP.
Au niveau du bord d’attaque, c’est un espace d’au moins 15mm que vous devrez avoir entre celui-ci et le couple.




A ce stade, vous n’avez pas le droit à l’erreur.
Quand vous vous sentez prêt et que vous avez procédé à toutes les vérifications, coupez très soigneusement le fuselage suivant le tracé de l’aile.
Couper ensuite la partie restée attachée au fuselage suivant un angle d’une trentaine de degrés. il vous restera cette pièce qui viendra ensuite se coller sous l’aile.
Pour info, cet élément, qui normalement n’est pas au contact de l’aile, correspond à l’entrée d’air d’une chambre d’expansion, puis d’un radiateur à huile, et se termine par une grande trappe de sortie d’air qui se situerait derrière le couple.




La fabrication : la fixation de l’aile
A l’avant de l’aile, le fuselage va recevoir une pièce en bois suffisamment épaisse et solide pour en recevoir le tourillon.



Le tourillon de l’aile va venir s’engager dans le trou

Attention à parfaitement positionner le trou dans lequel le tourillon viendra s’engager, à ce niveau vous travaillez au demi-millimètre. L’aile en place doit avoir un minimum de jeu, mais doit également entrer et sortir sans forcer. Au niveau colle, assurez le coup. Pour ma part le collage a été fait à la PU expansive.
Sur l’arrière de l’aile, la pièce découpée dans le fuselage va recevoir un morceau de bois dur pour fermer son extrémités.
Dans ce morceau de bois, un premier perçage va permettre d’engager la tête d’un boulon M3. La profondeur de ce 1er perçage dépendra de la longueur de votre boulon. Le second perçage correspondra aux 3mm de la partie filetée.




Pour faire zoli et bien net, un morceau de tube de flèche en aluminium est enfoncé à force dans le trou de passage de la tête de boulon. Le radiateur est ensuite collé en place et son maintien renforcé par du papier Kraft. N’oubliez pas qu’en cas d’atterrissage sur le ventre, cette pièce sera la première en contact avec le sol. Petit regret, j’ai fait les perçages à l‘œil, vite fait, juste avant d’aller me coucher. Résultat, à aller trop vite et bien les 2 trous ne sont pas au même niveau. Nul !




Pour finir, une plaque de CTP va permettre de coller 2 écrous M3 pour venir recevoir les boulons et maintenir l’aile en place.




L'aile en place :


Si vous avez bien fait votre boulot, il n’y a pas de jeu entre le fuselage et l’aile, et si c’est le cas, le coup sera rattrapé un peu plus tard….

L’entoilage : 2ème partie
Tous les aplats qui n’avaient pas été traités lors de la première phase de l’entoilage vont l’être maintenant.
En utilisant les formes à couvrir comme gabarit, tracez les sur le papier Kraft, puis réduisez leur taille d’environ 3 à 5 mm suivant l’importance de la pièce pour prendre en compte l’allongement du papier lors du détrempage (on l’a déjà dit !). Il est très important que les aplats soient posés tout en douceur et de ne surtout pas manipuler, tirer ou faire subir quelque contrainte que ce soit au papier mouillé. Posez le, appliquez le délicatement sur le Dépron avec un pinceau plat et rien d’autre (on l’a déjà dit aussi !)



Pour les aplats des ailes, basez-vous sur l’angle du logement de l’aileron pour positionner votre feuille de papier.

A ce stade, vous pouvez décider de laisser tomber la déco et passer directement à la mise en place de l’électronique pour voler dans la foulée. Dans le cas contraire, donnez-vous le temps de finir en beauté :-)
Une fois l’entoilage (il faudrait dire marouflage pour être précis) terminé, les épaisseurs de Kraft seront légèrement poncées au papier de verre très fin (360) et un mélange de vernis acrylique (contenu dans le nettoyant de sol dont nous avons déjà parlé) et de talc va permettre de finir de les estomper.




Un ponçage tout en douceur de l’enduit va achever le boulot. A ce stade, mégoter sur les étapes d’enduisage, ponçage, ré-enduisage, re-ponçage etc… est une offense grave (pour votre avion et tous ceux qui le regarderont ;-) )! C’est maintenant que toute la finition ultérieure de l’appareil va se jouer…
Il ne manque plus grand chose sur le fuselage. Le stabilisateur va venir prendre sa place et sa position sera parfaitement équilibrée en s’aidant d’une aiguille plantée à l’avant du fuselage, bien au milieu, et d’un mètre en veillant à obtenir la même dimension d’un côté du stabilisateur et de l’autre.




La dérive est collée en place. Son alignement dans l’axe du fuselage est vérifié à l’œil, son angle par rapport au stabilisateur à l’équerre.
Avant de poser le dernier élément de la dérive, le triangle qui vient juste devant, une petite pièce vient compléter le tableau en s’inscrivant dans la continuité du fuselage.
Quelques bandes de Kraft, pliées en équerre, vont permettre de bien solidariser l’empennage




Pour terminer le fuselage, auquel il ne manquera plus que les 2 lignes d’échappement, j’ai voulu rajouter les Karmans. Je ne voudrais pas vous faire croire que les futures qualités de vol de cet avion sont telles qu’il est indispensable de devoir y ajouter un carénage au niveau de l’emplanture de l’aile pour en améliorer l’écoulement de l’air, mais ça fait plus zoli et l’aile sera mieux maintenue en place.
Les karmans sont taillés dans 2 bandes de Dépron de 6mm. Au départ, ces bandes mesurent au moins 3.5cm de large. A 1.5cm du bord, j’ai collé une bande de ruban adhésif et comme pour la dérive, je me suis mis au bord d’une table pour poncer en triangle la pièce à obtenir. Une fois la forme désirée obtenue, je n’ai plus eu qu’à couper au ras du scotch pour récupérer mon karman à la bonne dimension.
Avant de le coller en place, j’ai intercalé une feuille de papier entre l’aile et le fuselage, qu’il ne prenne pas au karman la mauvaise idée de coller aux 2 en même temps. Cette pièce sera très fragile dans les transports, aussi il est impératif de la renforcer au papier Kraft en utilisant le principe des languettes.





La verrière :
Le cockpit du Mustang et sa grande verrière en goutte d’eau en faisant l’un des points forts de cet avion, tant du point de vue du confort que de la visibilité, et pour un chasseur, j’imagine que ce devait être important. Avec ses 21.5 cm de long par 7.8 cm de large, j’ai choisi de réaliser le master en plâtre. J’aurais peut-être dû choisir du plâtre à modeler, finition très fine et temps de séchage rapide, mais j’ai été tenté par un sac de plâtre à moins de 3 €…
Dans une plaque de polyuréthane de 6cm d’épaisseur, utilisée en isolation, j’ai évidé grossièrement la forme de mon master. Le plâtre partiellement coulé dans son moule, j’ai rajouté une chute de polyuréthane pour limiter la quantité de matière à utiliser, et surtout pour obtenir un séchage plus rapide du bloc de plâtre.





Après plusieurs jours de passé au dessus d’un radiateur, le bloc va être affiné au rabot à plâtre avant d’être poncé. Le « master » doit être le plus lisse et régulier possible si vous voulez obtenir un résultat satisfaisant.




Le master va ensuite être inséré dans une bouteille transparente de 2 litres, puis glissé dans le four (discrètement) pendant une bonne demi-heure, thermostat à 180°.
La bouteille va se rétracter tranquillement autour du moule en plâtre, et vous n’aurez plus qu’à récupérer votre verrière… si tout se passe bien !
Dans le cas contraire, vous pouvez essayer également au décapeur thermique en le déplaçant régulièrement pour obtenir une chauffe la plus homogène possible. Comptez là encore une demi-heure.
Pour terminer de la rendre toute belle, après découpe aux ciseaux, faites la tremper dans un bain de Klir puis laisser sécher sur un papier absorbant, type Sopalin. Le traitement qu’aura subit la verrière donne l’impression de « gommer » les rayures…




La peinture : Préparation
Le papier Kraft reste sensible à l’humidité, et j’ai l’impression que plus il y a de colle à papier peint dans son cocktail, plus le Kraft y est sensible. Or pour un appareil destiné à atterrir sur le ventre et dans l’herbe…
Le vitrificateur à parquet, dans sa version acrylique, présente l’avantage de ne pas agresser le Dépron et de permettre d’obtenir une surface très lisse après plusieurs couches et un ponçage à l’eau soigné.
Par contre le moindre pot est assez cher. Il faut compter en général entre 20 et 30€ pour les plus petits contenants vendus en magasin de bricolage.
C’est le moment de faire le tour des copains pour essayer d’en dégoter une fin de pot.
L’équivalent d’un bocal à confiture de 500gr est largement suffisant pour appliquer les 3 couches nécessaires à l’obtention de la finition attendue.
Le vernis s’applique avec un rouleau spécial. A défaut vous pouvez utiliser un rouleau en mousse, mais vous obtiendrez des petites bulles qu’il faudra faire disparaitre au ponçage.
Et du ponçage, vous allez probablement, comme moi, commencer à en avoir votre dose…




Pour autant, il faut s’acharner. Vitrification, ponçage au papier à l’eau (grain 180) avec de l’eau (et oui !), vitrification, ponçage, allez ! Encore une fois… et faites le bien, sinon c’est une râpe à bois que vous aurez comme résultat, pas un fini façon peau de bébé :-)




L’application :
Après la vitrification, il est tout à fait envisageable d’utiliser des peintures en bombe, y compris celles contenant des solvants attaquant le Dépron si la TOTALITE des surfaces pouvant être au contact de la peinture est protégée par du vernis ou masquée.
Pour ma part, j’utilise de l’acrylique en tube, comme la « Basics » de chez Liquitex ou la « Studio » de chez Pébéo pour environ 4 € les 100 ml. L’application est faite au rouleau mousse qui impose un « egrennage » léger après application pour bien « lisser » le résultat. Le tout est recouvert d’un vernis acrylique pour « bloquer » la teinte. En fait de vernis, j’en reviens encore à mon nettoyant pour sol. A 5 € la bouteille, je ne vais pas bouder mon plaisir…
Avant de décider comment j’allais peindre mon engin, j’ai effectué une recherche sur le net pour trouver la déco qui me plairait le plus. Aucune ne m’a particulièrement fait craquer, si bien que j’ai fini par faire un mélange des genres. Une constante, cependant, les bandes blanches et noires au niveau des ailes et du dessous du fuselage, une marque d’identification entre avions pour reconnaître les appareils alliés.




Notez le grain qu’a donné le rouleau mousse à la peinture. Après un léger ponçage, il disparaît complètement pour laisser un état de surface parfait !

Notez les 2 petits tubes de fléche qui dépassent de l’aile. Ils servent à guider les boulons de fixation, mais aussi d’entretoises pour éviter que le serrage se fasse sur le dépron au rique de l’abimer. Et puis le Dépron, dans un serrage, je ne recommande pas…
Notez également que les 2 câbles venant des servos ont été réunis pour ne plus en faire qu’un seul en Y.
Les accessoires :Le cockpit
Alors là, j’ai mer loupé mon coup !
Voilà à quoi ressemble un cockpit de Mustang P51 :
Pour m’y être intéressé trop tard, j’ai opté pour un tableau de bord n’ayant rien à voir, pourtant, avant le ponçage du dessus, ça n’aurait pas été compliqué de rajouter une pièce découpée en triangle pour donner la forme attendue.
Avec les plans de l’avion, je joindrai les 2 dessins dont vous reproduirez celui qui vous convient sur une feuille de papier, idéalement adhésive et à l’encre laser pour éviter que celle-ci ne se dilue en présence d’humidité.




La déco
Si vous disposez d’une imprimante laser couleur, il existe des films adhésifs transparents qui vous permettront de reproduire symboles et lettrages et après découpe des contours, de les appliquer sur votre appareil. Moins beau que des vrais décalcomanies, mais nettement moins chers…
Petite astuce : pour améliorer l’adhérence de l’adhésif, vous pouvez passer une petite couche de Klir en dessous, puis autre au dessus.




La ligne d’échappement :
Il semblerait qu’il y ait eu plusieurs types de lignes d’échappement pour le Mustang. Peut-être que certaines correspondent à la version des moteurs Allison et les autres aux moteurs Rolls Royce…








Charnières, Guignols et autres :
L’aileron va être relié à l’aile à l’aide de charnières taillées dans le disque d’une vielle disquette. A défaut de disquette, une vielle radiographie fait très bien l’affaire, bien qu’elle soit nettement plus rigide.




Le servo est relié au guignol à l’aide d’une Corde A Piano de 1.5mm et d’un petit accessoire bien pratique pour assurer le réglage fin de la commande. A défaut, un morceau de CAP plié comme ci-dessous permettra d’ajuster parfaitement la longueur de la commande en ouvrant ou en fermant le « V ».




Les commandes de l’empennage sont reliés aux servos en utilisant les gaines précédemment mises en place en veillant à ne pas avoir de « point dur » lié au frottement, quitte à façonner la CAP en conséquence.




L’électronique :
Les commandes du gouvernail et de la profondeur vont venir rejoindre les servos.
La liaison sera assurée soit par une CAP tordue en Z, soit à l’aide du petit accessoire vu précédemment.
Vous aurez remarqué que j’ai rajouté un couple supplémentaire sous le cockpit pour rigidifier la cellule (CTP et dépron 65 x 40 mm).
Le récepteur vient juste devant, dans le logement créé par les évidements faits dans la partie supérieure du fuselage.
Le Contrôleur et la batterie se logeront entre le couple moteur et celui immédiatement après pour bénéficier au mieux de l’entrée de l’air dans le fuselage.




Pour le moment, la batterie impose de démonter l’aile pour la glisser dans son logement.
Après les 1er essais en vol et la confirmation que la position de la LiPo correspond bien au centre de gravité de l’avion, j’aménagerais une trappe dans le dessus de l’avion pour pouvoir la remplacer facilement.
Si je compare avec les propositions de motorisation de PREDIM RC, une puissance de 315 W serait suffisante. Le moteur que j’avais en stock, un Turnigy D 2836 de 1100 kv et 70 gr développe 336W sous 20A et peut, en théorie, embarquer un appareil de plus de 1 kg avec une hélice 11x5. Ça sera parfait !




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MessagePosté le: Mer 18 Juil - 08:55 (2018)    Sujet du message: Publicité

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bleep
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MessagePosté le: Mer 18 Juil - 09:51 (2018)    Sujet du message: Construction d'un P51D à partir de rien (plein de bonnes astuces) Répondre en citant

Superbe modèle avec beaucoup de boulot derrière  Okay  Tu vas te lancer?
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rapatel35
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MessagePosté le: Mer 18 Juil - 10:28 (2018)    Sujet du message: Construction d'un P51D à partir de rien (plein de bonnes astuces) Répondre en citant

Non, c'est pour montrer les bonnes astuces employées dans ce post
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bleep
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MessagePosté le: Mer 18 Juil - 12:48 (2018)    Sujet du message: Construction d'un P51D à partir de rien (plein de bonnes astuces) Répondre en citant

Ok en effet il y a un paquet de bonnes astuces 
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elprofesseur
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MessagePosté le: Mer 18 Juil - 18:25 (2018)    Sujet du message: Construction d'un P51D à partir de rien (plein de bonnes astuces) Répondre en citant

trop complique en fabrication on fait mieux avec le fil chaud
par contre de bonnes infos
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sasamy
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MessagePosté le: Mer 18 Juil - 23:02 (2018)    Sujet du message: Construction d'un P51D à partir de rien (plein de bonnes astuces) Répondre en citant

si je m'en refait un, fil chaud et entoilage kraft aile et fuselage.


techniques trés intéressantes
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rapatel35
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MessagePosté le: Jeu 19 Juil - 08:50 (2018)    Sujet du message: Construction d'un P51D à partir de rien (plein de bonnes astuces) Répondre en citant

je vais essayer son mastic de rebouchage avec du klir et du talc
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:54 (2018)    Sujet du message: Construction d'un P51D à partir de rien (plein de bonnes astuces)

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